France : Zinédine Zidane officialisé sélectionneur des Bleus, la fin d’une attente de plusieurs mois
Zinédine Zidane sélectionneur de l’équipe de France : c’est désormais officiel.
C’était un secret de polichinelle depuis des mois, presque une évidence tant sa candidature s’était imposée dans les esprits. Ce mardi, la Fédération française de football (FFF) a officialisé ce que tout le pays pressentait : Zinédine Zidane devient le nouveau sélectionneur de l’équipe de France, en remplacement de Didier Deschamps. Une nomination qui referme un feuilleton entamé bien avant la Coupe du monde 2026, et qui ouvre un nouveau chapitre pour les Bleus.
Une succession annoncée depuis longtemps
Le départ de Didier Deschamps n’était une surprise pour personne. Dès janvier, le sélectionneur avait fait savoir qu’il quitterait ses fonctions au terme de son contrat, après la Coupe du monde disputée aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Une échéance après quatorze années passées à la tête des Bleus, marquées par un titre mondial en 2018, une finale perdue en 2022, et une demi-finale atteinte cet été 2026.
Très vite, le nom de Zinédine Zidane s’est imposé comme celui du successeur naturel. Interrogé sur le sujet, Deschamps lui-même avait qualifié son ancien capitaine de « candidat naturel, et attendu » à sa succession, tout en rappelant que la décision finale reviendrait à l’intéressé et au président de la fédération, Philippe Diallo.
Zinédine Zidane sélectionneur : les premiers défis qui l’attendent
Si l’aura de « Zizou » et son palmarès de joueur (champion du monde en 1998, champion d’Europe en 2000) puis d’entraîneur (trois Ligues des champions consécutives avec le Real Madrid entre 2016 et 2018) forcent le respect.
Des contacts noués dès février 2025
Si l’annonce officielle est tombée ce mardi, les discussions entre Zidane et la FFF remontent en réalité à bien plus longtemps. Philippe Diallo a révélé avoir rencontré Zinédine Zidane dès février 2025 pour lui proposer une mission à la tête de l’équipe de France. Un projet mûri sur plusieurs mois, entre patience et discrétion, alors que l’ancien numéro 10 des Bleus n’avait plus dirigé d’équipe depuis son second passage au Real Madrid, entre 2019 et 2021.
Sans club depuis cette date, Zidane avait pourtant laissé entendre à plusieurs reprises qu’il rêvait de prendre un jour les commandes de la sélection nationale. Il avait cependant toujours tenu à afficher son respect envers Deschamps et son mandat, refusant d’alimenter la moindre spéculation tant que son ancien coéquipier restait en poste.
Une échéance qui a suscité son lot de spéculations
Alors que la nomination semblait acquise depuis des mois, son officialisation a tardé, nourrissant une multitude d’hypothèses sur les raisons de ce délai. Certaines analyses évoquaient même l’idée que Didier Deschamps aurait pu, d’une manière ou d’une autre, peser sur le calendrier de l’annonce. Rien n’est venu confirmer cette hypothèse, mais elle témoigne de l’attente et de la tension qui entouraient ce dossier, tant la succession de Deschamps représentait un moment charnière pour le football français.
L’officialisation, dans la ferveur
C’est finalement devant le siège de la FFF, où plus d’une centaine de supporters s’étaient rassemblés, certains vêtus du maillot bleu, que Philippe Diallo a mis fin au suspense. Le président de la fédération a annoncé que Zinédine Zidane serait le sélectionneur de l’équipe de France pour les quatre années à venir, un mandat qui le mènera jusqu’à la Coupe du monde 2030.
Zidane devient ainsi le 18ᵉ sélectionneur de l’histoire des Bleus depuis Henri Guérin en 1964. Visiblement ému par ce moment, l’ancien meneur de jeu a résumé sa décision d’une phrase simple : l’équipe de France est la seule chose qu’il voulait faire.
Une conférence de presse teintée d’émotion
Rarement expansif face aux médias, Zinédine Zidane a laissé transparaître une émotion inhabituelle lors de sa première prise de parole en tant que sélectionneur. Il a expliqué avoir reçu plusieurs propositions durant ses quatre à cinq années sans banc, toutes refusées dans l’attente de ce poste précis, qu’il a présenté comme la seule mission qui l’intéressait vraiment après sa carrière de joueur et son passage au Real Madrid. Il a également confié se sentir prêt, tout en reconnaissant contenir difficilement les émotions du moment.
Zidane a par ailleurs tenu à rendre hommage à Didier Deschamps, avant d’évoquer la situation des personnes touchées par les incendies dans le sud de la France. Interrogé sur le groupe qu’il récupère, il a assuré avoir suivi de très près les Bleus ces dernières années, davantage encore que lorsqu’il était encore en poste au Real Madrid, et s’est dit convaincu du potentiel de l’effectif actuel. Sur la question de son futur staff, il a indiqué vouloir s’appuyer sur une équipe proche de celle qui l’a accompagné à Madrid, avec seulement deux ou trois nouvelles arrivées.
Le nouveau sélectionneur a également désamorcé la question d’un éventuel conflit d’image avec son sponsor personnel, rappelant simplement que l’équipementier de l’équipe de France s’imposerait lors des rassemblements. Enfin, interrogé sur la meilleure manière de bousculer l’Espagne, bête noire récente des Bleus, Zidane a préféré recentrer le débat sur l’échéance la plus proche : les matches de septembre, à commencer par la Turquie.
Un défi sportif immense malgré le prestige du nom
Si l’aura de « Zizou » et son palmarès de joueur (champion du monde en 1998, champion d’Europe en 2000) puis d’entraîneur (trois Ligues des champions consécutives avec le Real Madrid entre 2016 et 2018) forcent le respect, le défi qui l’attend n’en reste pas moins considérable. Zidane n’a en effet jamais dirigé d’équipe en dehors du Real Madrid, son club de cœur, et découvrira donc pour la première fois l’exercice d’un poste de sélectionneur national.
Il héritera par ailleurs d’une équipe de France au bilan contrasté lors du dernier Mondial : un trio offensif étincelant composé de Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé et Michael Olise a séduit une partie de l’été, avant que les Bleus ne soient stoppés en demi-finale par l’Espagne, puis battus lourdement lors de la petite finale face à l’Angleterre.
Une prise de fonction fixée au 1er août
Concrètement, Zinédine Zidane prendra officiellement ses fonctions le 1er août prochain. Il dirigera l’équipe de France dès la campagne de Ligue des Nations de l’UEFA 2026-2027, avant d’enchaîner avec les qualifications pour l’Euro 2028, une nouvelle campagne de Ligue des Nations en 2028-2029, puis les qualifications pour la Coupe du monde 2030. La composition de son staff technique sera dévoilée début septembre, avant son tout premier rassemblement à la tête des Bleus.
Une page qui s’ouvre, entre attentes et prudence
Pour Philippe Diallo, cette nomination représente une fierté immense pour la fédération, à la croisée d’une légende du football français et d’une génération de joueurs jugée pleine de potentiel. Reste à savoir si l’alchimie entre l’aura de Zidane et les ambitions de cette nouvelle génération suffira à prolonger l’histoire d’amour entre les Bleus et les grandes compétitions internationales, entretenue depuis plus d’une décennie par Didier Deschamps.
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L’annonce officielle de la nomination de Zinédine Zidane est également disponible sur le site de la Fédération française de football (FFF) : https://www.fff.fr/
