Jürgen Klopp : une victoire en quatre matchs, l’Allemagne patine en Ligue des nations

Jürgen Klopp, sélectionneur de l'Allemagne, lors d'un match de Ligue des nations

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Un tir après l’autre, la Mannschaft a buté sur le même mur. Dimanche 4 octobre, en Grèce, l’Allemagne de Jürgen Klopp a dominé, multiplié les occasions et même cru marquer, avant de repartir avec un 0-0 frustrant. Ce nouveau faux pas la laisse troisième de son groupe, à distance des places qualificatives pour les quarts de finale. Pour le technicien allemand, l’apprentissage du métier de sélectionneur s’annonce plus rude que prévu.

Un siège sans récompense

Le scénario a vite pris une tournure familière. Après une alerte d’entrée, une tête de Fotis Ioannidis détournée par Jonas Urbig dès la 2e minute, les Allemands ont pris le contrôle du ballon et se sont installés dans le camp grec. Les opportunités se sont succédé, un but a même été annulé, mais la défense hellène n’a jamais cédé.

Ce nul confirme une tendance déjà observée depuis la rentrée :l’Allemagne de Jürgen Klopp monopolise le jeu, sans parvenir à transformer sa domination en buts. La Grèce, elle, confirme sa solidité face à un adversaire qu’elle avait déjà battu une semaine plus tôt.

Quatre sorties, un seul succès

Le bilan de Jürgen Klopp depuis sa prise de fonctions tient en quelques chiffres : une victoire, deux nuls et une défaite. Les débuts, à Amsterdam face aux Pays-Bas, s’étaient soldés par un partage des points (1-1). Trois jours plus tard, à Augsbourg, la Grèce s’imposait 1-0 grâce à un but de Dimitrios Kourbelis, entré en jeu. L’Allemagne avait ensuite décroché son premier succès contre la Serbie (2-0), avant ce nouveau coup d’arrêt.

Le contexte pèse lourd. La sélection reste sur une Coupe du monde décevante, conclue par une élimination aux tirs au but face au Paraguay en seizièmes de finale.Jürgen Klopp a hérité d’un groupe en reconstruction, et les premiers mois de son mandat montrent l’ampleur du chantier.

Favorite sur le papier, troisième au classement

Avant le début de la compétition, l’Allemagne faisait figure de favorite de ce groupe 2 de la Ligue A, compte tenu de son statut et de la qualité de son effectif. Les quatre premiers matchs de Jürgen Klopp journées ont pourtant inversé la hiérarchie. Avec 5 points, la Mannschaft pointe à trois longueurs des Pays-Bas et de la Grèce, qui en comptent 8 chacun. Seuls les deux premiers accèderont aux quarts de finale.

Un détail pourrait compter au moment des comptes. En cas d’égalité de points, le règlement de la Ligue des nations départage d’abord les équipes selon leurs confrontations directes. Or, face à la Grèce, l’Allemagne n’a pris qu’un point sur six.

Serbie, puis Pays-Bas : deux rendez-vous sans marge

Tout se jouera en novembre. Le 13, l’Allemagne se rendra en Serbie, lanterne rouge du groupe, avant de recevoir les Pays-Bas le 16 pour la dernière journée. Le même soir que le déplacement à Belgrade, les Néerlandais accueilleront la Grèce.

L’équation est simple sur le papier : deux victoires sont quasiment indispensables, et la Mannschaft devra aussi surveiller le résultat de Pays-Bas–Grèce. Son destin ne dépend donc plus entièrement d’elle. Pour Jürgen Klopp, ces deux matchs auront valeur de premier véritable test de crédibilité à la tête de la sélection. Une qualification effacerait ce début laborieux ; un échec alimenterait les doutes sur sa capacité à relancer une équipe qui cherche encore son identité.

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