Coupe de France : ES Saintes–Bordeaux, un match pris en étau entre sécurité et réalité amateur

ES Saintes Bordeaux en Coupe de France

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Le match ES Saintes Bordeaux, comptant pour le 3e tour de Coupe de France, est dans l’impasse après un premier report. Ce vendredi 18 septembre, le FCGB a lancé un appel public aux autorités et à la FFF pour que la rencontre puisse se jouer. En cause : un dispositif de sécurité jugé disproportionné et une facture qui, selon plusieurs titres régionaux, avoisinerait les 40 000 €, difficilement soutenable pour un club amateur, même à huis clos.

ES Saintes Bordeaux : pourquoi le match est-il menacé ?

Initialement prévu le week-end du 12–13 septembre à Saintes, le match a été reporté au dimanche 20 septembre 2026 (15h) après que les pouvoirs publics ont estimé que les conditions de sécurité n’étaient pas réunies, dans un contexte sensible autour des Girondins (tensions entre groupes de supporters, incertitudes sur l’avenir du club). Autrement dit a rencontre ES Saintes Bordeaux reste menacée par les contraintes de sécurité.

Depuis, aucune issue ne se dessine. La préfecture de Charente-Maritime exigerait le déploiement d’environ 140 CRS et d’une quarantaine de policiers pour encadrer la rencontre, pour une facture qui serait chiffrée à près de 39 700 € à la charge du club recevant. Une somme hors de portée pour l’ES Saintes, club de Départemental 2, d’autant que les autorités imposeraient un huis clos, privant le club de toute recette de billetterie.

Un dirigeant saintais aurait résumé la situation comme« une double sanction : on supporte les frais et on n’a pas la billetterie ».

L’ES Saintes refuse de déclarer forfait

Face à cette situation, l’ES Saintes ferait savoir qu’elle n’accueillerait pas le match dans ces conditions, tout en refusant de déclarer forfait. Le club envisagerait un recours devant la justice administrative pour contester tout arrêté préfectoral imposant un huis clos assorti de tels coûts. Le dossier ES Saintes Bordeaux doit désormais être tranché par les instances compétentes. »

Plusieurs pistes auraient été étudiées :

  • Inverser le match pour le jouer à Bordeaux : écartée, le FCGB n’ayant pas les moyens d’ouvrir le Matmut Atlantique dans ce contexte.
  • Délocaliser la rencontre sur un terrain neutre, notamment celui de la Ligue de Football Nouvelle-Aquitaine à Puymoyen (près d’Angoulême) : la préfecture de Charente s’y serait opposée, ses effectifs étant déjà mobilisés ailleurs ce week-end.

Résultat : une situation inédite, qui laisse le match en suspens à deux jours de la date prévue.

Bordeaux monte au créneau

Ce vendredi 18 septembre, les Girondins ont publié un communiqué appelant les autorités, la Ligue et la Fédération à trouver une issue. Le club dirait souhaiter que la rencontre « puisse se tenir et connaître son issue sur le terrain », saluerait l’engagement des dirigeants saintais et demanderait « un dispositif de sécurité proportionné, réaliste et compatible avec les capacités d’un club amateur ».

Pour les Girondins, l’enjeu dépasse ce seul match : après une saison 2025-2026 chaotique exclusion des championnats nationaux par la DNCG, menace de liquidation, reprise en cours de finalisation le club cherche à montrer qu’il existe encore sportivement.

Sécurité et réalité amateur : un équilibre difficile à trouver

Ce dossier illustre une tension récurrente en Coupe de France : comment concilier impératifs de sécurité, réalité budgétaire des petits clubs et esprit d’une compétition censée réunir tous les niveaux du football français ?

D’un côté, les préfectures doivent anticiper les risques liés aux déplacements de supporters, surtout avec des groupes ultras connus et un contexte de tensions internes à Bordeaux. De l’autre, imposer à un club de D2 une facture de plusieurs dizaines de milliers d’euros revient de facto à rendre le match impossible à organiser ce qui vide la Coupe de France d’une partie de son sens.

La Ligue de Football Nouvelle-Aquitaine aurait d’ailleurs interpellé les services de l’État, estimant que « les exigences nécessaires à cette sécurité doivent rester compatibles avec la réalité économique et humaine du football amateur ».

Quelle issue possible ?

Plusieurs scénarios restent ouverts :

  • Négociation en urgence entre préfecture, Ligue, FFF et clubs pour alléger le dispositif et permettre une tenue à Saintes, éventuellement avec une jauge très réduite.
  • Délocalisation sur un autre site en Nouvelle-Aquitaine, si un compromis sécuritaire et financier est trouvé.
  • Report à une date ultérieure, le temps que les arbitrages politiques et judiciaires (référé de Saintes, éventuelles décisions de la FFF) clarifient la situation.

Dans le pire des cas, un forfait ou une décision administrative de la Commission compétente reste possible — un scénario que ni Saintes ni Bordeaux ne souhaitent voir se concrétiser, mais qui illustrerait, en négatif, les limites d’une logique sécuritaire déconnectée du monde amateur.

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Pour en savoir davantage sur les démarches entreprises afin que le match puisse se jouer, consultez le site https://lfna.fff.fr/simple/es-saintes-vs-fcgb/

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